Les majors du disque et du cinéma mènent une guerre féroce contre le piratage et le partage libre des contenus entre les utilisateurs. Tout repose sur le principe du droit d’auteur qui interdit à chacun de diffuser une œuvre sans l’accord de son auteur ou même de porter atteinte aux droits à faire fructifier l’œuvre en le monnayant, cette guerre a commencé il y a longtemps. Le téléchargement a toujours existé de tout temps sur internet, et la toile a toujours trouvé un moyen de contourner les lois mais les majors se font de plus en plus pressant sur ce sujet, qui ne souvient pas du jour où nous avons tous du enterrés Megaupload (certains pleurent encore en évoquant ce nom) les sites de streaming aussi ont aussi soufferts de l’offensive des Majors du cinéma.

Les majors de la musique ont décidé de mettre la main à la pâte en enterrant l’un des acteurs du streaming de musique, il s’agit du site Grooveshark. Pour ceux qui ne connaissent pas ce site, on va tenter de vous expliquer le principe en quelques lignes. Le site fut créé en 2007 et permettait à ses utilisateurs de partager leur fichier musical avec d’autres utilisateurs qui peuvent donc les uploader, le site comptait 35 millions d’utilisateurs, le site comptait aussi une application mobile.

En 2011, le site est attaqué par neuf grandes maisons de disques qui estiment que plusieurs œuvres, pour être exactes, 5977 titres ont été diffusés sans autorisation et sans contrepartie financière. Le site aurait pu évoquer son droit d’hébergeur qui le désengageait au niveau du contenu du site, toutefois il apparaît qu’au lancement de l’activité, afin d’atteindre une masse critique, l’entreprise a lui-même diffusé des contenues du contenues sur le site pour driver des utilisateurs sur le site.

Dans ce sens, le site portait directement atteint au droit d’auteur. Dès lors la fermeture du site était programmée mais les maisons de disques doivent toujours faire des exemples et envoyer un message pour montrer que ce genre d’action pouvait avoir de grandes conséquences, les maisons de disques réclamaient donc 150 000 dollars par titres publiés illégalement soit une somme totale de 736.05 millions de dollars.

Le site s’en sort plutôt bien dans un accord amiable, en contrepartie de 50 millions de dollars et de l’abandon total de leur activité, les maisons de disques acceptent de s’arrêter là au niveau de cette affaire.

Les maisons de disques prennent à cœur les affaires en matière de droit d’auteur et d’autant plus si cela a un impact négatif sur leurs chiffres d’affaires.